La stérilité physiologique des populations

par Paul Vincent  Du même auteur

Résumé

Si l’on mesure la stérilité physiologique d’un ensemble de couples, par la proportion de ceux qui sont désormais incapables de procréer un enfant vivant, on peut étudier, à l’aide de certaines statistiques de familles, l’influence de l’âge sur la stérilité de ménages non-malthusiens. Les résultats montrent que la stérilité des populations non-malthusiennes dépend étroitement du caractère plus ou moins tardif de leur nuptialité. La stérilité physiologique des populations malthusiennes paraît dépendre en outre de l’espacement des naissances et de la nocivité des procédés anticonceptionnels mis en œuvre. L’éventualité d’une incidence considérable de ce dernier facteur n’est nullement exclue par les résultats obtenus au cours d’enquêtes récentes portant sur des milieux largement contracepteurs.