La mortalité des vieillards

par Paul Vincent  Du même auteur

Résumé

Les méthodes usuelles de détermination de l’intensité de la mortalité sont mal adaptées à l’étude de la mortalité aux grands âges : utilisant les données des recensements, toujours incertaines aux âges élevés, elles ne permettent pas d’opérer sur de très longues périodes, seules susceptibles de fournir des nombres d’observations suffisamment grands. La « méthode des générations éteintes », au contraire, permet de tirer profit de tous les décès de vieillards enregistrés. Appliquée à la France, à la Suisse, aux Pays-Bas et à la Suède, elle a apporté la solution de problèmes jusqu’ici controversés, notamment en ce qui concerne la diminution dans le temps de la mortalité des vieillards et la limite éventuelle de la durée de la vie humaine. Le bénéfice des progrès réalisés jusqu’ici dans la lutte contre la mortalité paraît s’étendre à toute la durée de la vie; mais il diminue avec l’âge jusqu’à devenir insensible aux âges les plus élevés. Aucun être humain ne paraît, dans l’étab actuel des choses, pouvoir dépasser l’âge de no ans, et il est extrêmement improbable qu’on ait jamais observé avec certitude un décès à cet âge.