Effets de la consanguinité et de l’endogamie. Une enquête en Morbihan et Loir-et-Cher

par Léon Tabah  Du même auteur

      Jean Sutter  Du même auteur

Résumé

L’interdit existant dans toutes les législations et coutumes à rencontre des mariages entre apparentés de certains degrés, paraît relever de considérations à la fois biologiques et sociales. La question de l’inocuité ou de la nocivité des unions consanguines est cependant encore discutée, notamment dans les milieux médicaux, en raison de l’éparpillement des données. La présente étude, qui s’inscrit dans une série d’articles sur l’aspect qualitatif des problèmes de population, donne les premiers résultats d’une enquête réalisée dans deux déparlements français très différents sur le plan de l’endogamie. Comparées à des groupes témoins, 262 familles consanguines dans le Morbihan et 264 familles consanguines dans le Loir-et-Cher sont étudiées du point de vue de la mortalité, de la fréquence des anormaux et de la masculinité. Les familles consanguines apparaissent fortement défavorisées.