La mortalité à Amsterdam selon les quartiers

par J. Meerdink  Du même auteur

      P. De Wolff  Du même auteur

Résumé

La mesure de la mortalité suivant les classes sociales est à la fois d’un intérêt puissant et d’une exécution très difficile. Dans son récent ouvrage, le professeur soviétique Boïarski reproche à la démographie capitaliste de négliger ce phénomène. C’est sous-estimer quelque peu les difficultés de sa mesure et les efforts entrepris dans ce sens, de Villermé à Dublin en passant par Bertillon et Hersch (1). L’observation de divers quartiers d’une ville fournit une solution assez satisfaisante de la question. La mortalité par professions est un autre moyen d’approche. Tous deux ont été employés par MM. de Wolff et Meerdink. M. de Wolff, chargé de cours à l’Université d’Amsterdam, a attiré l’attention par divers travaux économiques et statistiques, notamment sur le chômage technologique et les transports urbains. Il est actuellement directeur du bureau de statistique de la ville d’Amsterdam. Juriste de mérite, M. J. Meerdink a fait sa thèse, à l’Université d’Utrecht, sur le déclin de la natalité. Attaché depuis 1941 au bureau de statistique d’Amsterdam, il est, depuis 1947, directeur-adjoint de ce bureau. C’est le lieu de rappeler ici que certaines grandes villes européennes ont des bureaux de statistique remarquablement organisés qui contribuent puissamment à la bonne gestion. Considérable est le retard des villes françaises sur ce point. MM. de Wolff et Meerdink donnent ici les résultats* qu’ils ont obtenus sur la mortalité par quartiers; les recherches sur la mortalité par professions sont encore en cours; leurs résultats ne seront publiés qu’ultérieurement. Mais déjà cette première étape est fertile en enseignements dont l’intérêt déborde largement le cadre de la capitale des Pays-Bas.