Le logement des faibles : évincement progressif et formation d’un sous-prolétariat

par Georges Malignac  Du même auteur

Résumé

Malgré de nombreux débats et de nombreux projets, le manque de logements reste grave et constitue le principal défaut de la politique sociale française. Alors que les besoins vitaux en nourriture, habillement etc., sont de mieux en mieux couverts, il n’en est pas de même pour le logement. Diverses études de l’I.N.E.D. ont été consacrées à la question, notamment pour évaluer les besoins globaux de la population. Dans l’article suivant, M. Georges Malignac étudie un aspect qui jusqu’ici, n’a pas assez retenu l’attention : celui de la répartition. Le nombre de logements étant nettement insuffisant, quelles sont les catégories sociales qui souffrent de l’écart et sont en quelque sorte exclues? M. Georges Malignac montre que ce sont les faibles qui sont progressivement éliminés; la formation d’un sous-prolétariat est le résultat de cette répartition antisociale. Le texte de l’article est un simple exposé des faits et du mécanisme de l’élimination des faibles. Il ne comporte de reproche contre aucune personne ou groupe de personnes, mais il critique un ensemble d’institutions et d’habitudes qui aboutit à ce regrettable résultat.