Les facteurs de la fécondité non dirigée

par Jean Bourgeois-Pichat  Du même auteur

Résumé

Les démographes se sont longtemps intéressés aux seules populations pour lesquelles ils disposaient de statistiques sûres. En outre, ils étudiaient les résultats effectifs plus que les éventualités possibles. Lorsqu’après la première guerre, les études démographiques ont été un peu plus poussées, elles ne portaient que sur des populations usant de procédés antinatals. L’étude de la fécondité physiologique ou fertilité était, de ce fait, laissée de côté. Après la deuxième guerre, Ventrée des pays peu développés dans le champ des préoccupations et l’utilisation de nouvelles sources de renseignements {prix Cognacq, etc.) ont conduit à étudier sur des bases statistiques, la fécondité physiologique de l’espèce humaine et les phénomènes qui en découlent. Les travaux de M. L. Henry et P. Vincent en particulier, ont fait faire de grands progrès non seulement à la démographie, mais à la biologie. La fécondité physiologique et l’utilisation de méthodes antinatales sont cependant loin d’embrasser tout le problème de la fécondité, même à l’intérieur d’un ménage, car divers facteurs socio-culturels s’opposent à l’utilisation intégrale de la fertilité humaine. M. J. Bourgeois-Pichat les étudie ici de façon particulière, distinguant « l’infertilité » de la stérilité physiologique et ouvrant la voie à de vastes recherches dans un domaine encore presque inexploré.