La contraception dans le Tiers Monde

par Léon Tabah  Du même auteur

Résumé

Longtemps ignorée ou réservée à une très faible minorité hautement évoluée (comme les Parsis en Inde), la contraception se répand aujourd’hui dans le Tiers Monde. Déjà en 1962, le vote à l’Assemblée générale des Nations unies avait montré l’étendue du chemin parcouru, en quelques années, par les gouvernements de ces pays, si longtemps opposés au principe même de la prévention des naissances. Depuis ce moment, le mouvement s’est encore accéléré. En termes de taux de natalité, les résultats ne sont encore sensibles nulle part, à l’échelle nationale, à l’exception d’une zone limitée d’Extrême-Orient. Longtemps du reste, on a estimé qu’un ménage pauvre, ignorant et pourvu d’un logement précaire, n’était pas capable d’appliquer de façon sérieuse des procédés que déjà les populations européennes n’utilisent que très imparfaitement. Mais la découverte de nouvelles techniques, en particulier du stérilet (intra-utérin), a profondément modifié les données du problème. M. Léon Tabah, directeur de recherches à l’I.N.E.D., et qui a travaillé et enseigné plusieurs années au Centre latino-américain de démographie des Nations unies à Santiago, expose ici comment se présente la question et, en particulier, quel rôle peuvent jouer les nouvelles techniques contraceptives.