Nouvelles tables-types de mortalité. Présentation d’un cahier de l’I.N.E.D

par Hervé Le Bras  Du même auteur

Résumé

Pendant trois siècles après l’invention de Graunt, les tables de mortalité ou de survie ont été présentées séparément pour diverses populations, les efforts pour dégager une loi générale de la mortalité humaine portant essentiellement sur les âges élevés (formules de Gompertz et de Makeham), précisément pour compenser la déficience des tables à ces âges. En 1955, sur l’initiative de M. Valaoras ont été publiées aux Nations-Unies des tables-types, valant pour les divers degrés de développement sanitaire ou économique. Ces travaux s’appuyaient volontairement sur l’hypothèse, évidemment fragile, que la table de survie d’une population ne dépend que d’un seul facteur. Par ce moyen, le taux de mortalité à un âge quelconque, en l’occurenсе la mortalité infantile, déterminait les taux de mortalité à tous les autres âges. En dépit du simplisme de l’hypothèse, ces tables ont rendu et rendent encore de grands services, tant pour l’étude des populations des pays en voie de développement, que pour la reconstitution du passé. En 19S9, le regretté Sully Ledermann a repris la question, en étudiant le nombre de paramètres propre à déterminer la mortalité par âge d’une population. Sur une « toile de fond », se greffaient des paramètres spéciaux, choisis notamment chez les adultes et aux extrémités de la vie. Il restait à appliquer les principes exposés et à construire de nouvelles tables-types. Cette tâche considérable a été poursuivie par Sully Ledermann. A sa disparition prématurée, les travaux étaient suffisamment avancés pour donner lieu à publication. Ils ont été repris et achevés par M. Hervé Le Bras, chargé de recherches à l’I.N.E.D., qui présente ici le cahier sur les nouvelles tables types, instrument précieux de recherche, qui rendra des services considérables, notamment pour les projections démographiques dans le temps.