Premiers résultats d’une étude dans les entreprises sur l’évolution de la qualification ouvrière et les besoins en formation

par Georges Petit  Du même auteur

      Françoise Rerat  Du même auteur

      Philippe D'hugues  Du même auteur

Résumé

Les problèmes de l’emploi posent la question de nomenclature selon les professions et de qualification. Or, la qualification professionnelle des ouvriers demeure mal connue. Les méthodes des entreprises pour classer le personnel et fixer les rémunérations sont issues de conventions collectives généralement fort anciennes (plus de vingt ans) et auraient besoin d’être révisées. Du fait de l’évolution technique, la qualification souhaitée des ouvriers est rapidement modifiée. De plus, pour des mobiles de politique du personnel et de politique salariale, la plupart des entreprises surqualifient systématiquement certains de leurs ouvriers, de sorte que la situation des individus, dans le fichier des entreprises, traduit souvent fort mal leur activité et leur savoir-faire. La qualification reconnue à la main d’oeuvre employée ne correspond donc pas nécessairement à des besoins précis en formation, inconvénient grave, quand on veut établir des programmes de formation professionnelle, à partir de prévisions d’emploi. Deux études parues dans Population ont exposé une nouvelle méthode d’analyse de la qualification des ouvriers, des agents de maîtrise et des techniciens. Première étape d’un projet plus complet, ce travail servait d’introduction à des développements ultérieurs. Interrompue par la maladie et la mort de son maître ď œuvre, Gabriel Rérat, la recherche, reprise par une équipe nouvelle a pu être menée à bien et, compte tenu de certaines réserves exposées plus loin, a fourni les résultats espérés. En attendant une publication complète et détaillée qui exigera des délais assez longs, M. Philippe d’Hugues, M. Georges Petit et Mme Françoise Rérat donnent ici quelques informations et conclusions, dès maintenant possibles.