La mortalité des grands vieillards

par Françoise Depoid  Du même auteur

Résumé

La mortalité aux âges élevés a longtemps été du seul domaine de la légende. Celle-ci est universelle, s’exerce toujours dans le même sens et subsiste encore de nos jours, dans certains pays où la tenue de l’état civil est relativement récente. Les statistiques de décès et les recensements ont été longtemps déficients, soit que les nombres fussent erronés, soit que l’âge ne fût pas correctement indiqué. Ces défauts n’ont d’ailleurs pas totalement disparu. Pendant longtemps, les tables de survie se sont arrêtées à 85 ans; pour aller au-delà, les compagnies ď assurances utilisent les formules de Gompertz et de Makeham. Le premier travail scientifique important remonte à M. Paul Vincent, qui a réussi à établir des tables, au moyen de renseignements obtenus pour quatre pays. Mlle Françoise Depoid a repris, sous sa direction, les calculs sur de nouvelles données et en commente les résultats.