La mortalité infantile dans le monde. Evolution depuis 1950

par Jacques Vallin  Du même auteur

Résumé

Vallin Jacques. La mortalité infantile dans le monde. Evolution depuis 1950. La mortalité infantile (dans la première année) n’est bien mesurée que dans les pays où elle est la plus faible. Pour les pays moins développés, on dispose de relevés partiels ou d’enquêtes diverses, plus ou moins étendues et répétées. Sous cette réserve, au début des années 1970, elle peut atteindre près de 200 p. 1 000 — un enfant sur cinq — dans la région la plus défavorisée, l’Afrique Tropicale. Dans les régions « les plus développées », elle est inférieure à 30 p. 1 000, dans les autres elle est supérieure à 65 p. 1 000. En Amérique latine et en Asie Orientale (sauf Japon) elle atteint 65 à 100 p. 1 000, en Afrique du Nord, en Asie Méridionale, en Mélanésie elle est de l’ordre de 140 p. 1 000. L’urbanisation, la catégorie sociale, l’instruction, le revenu sont étroitement corrélés avec la mortalité infantile. Dans les pays déjà favorisés en 1950, la mortalité infantile a encore fortement baissé, notamment en Scandinavie, au Japon et en Europe occidentale, un peu moins dans les pays anglo-saxons. Ce progrès a surtout porté sur les décès d’enfants de plus d’un mois et a concentré la mortalité résiduelle dans les tout premiers jours de la vie. Dans les régions moins développées au contraire, les risques de décès restent très élevés dans les 2 ou 3 premières années de la vie, notamment quand le sevrage est brutal.