De quelques facteurs structurels de baisse de la fécondité française

par Philippe Collomb  Du même auteur

Résumé

Collomb Philippe. De quelques facteurs structurels de baisse de la fécondité française. Des études antérieures ont montré les différences de fécondité entre groupes socio-culturels (par exemple la plus forte fécondité des femmes mariées jeunes, ou des couples de faible niveau d’études) et leur stabilité dans le temps. Or de nombreuses modifications structurelles tendent à accroître le poids relatif des groupes moins féconds. L’observation de 2084 couples dans l’enquête de l’INED de 1971 permet ainsi de vérifier les sept évolutions suivantes et leurs liens avec la baisse de la fécondité : l’appartenance accrue des mères à des familles de taille moyenne; la régression des croyances et pratiques religieuses; la moindre proportion des couples au plus bas niveau d’instruction; la réduction de la proportion d’agriculteurs ou des salariés agricoles; l’urbanisation croissante; l’extension des pratiques contraceptives plus efficaces; l’extension du travail féminin. Ces évolutions ne sont pas la cause principale de la baisse de la fécondité, mais elles la renforcent.