Les migrations internes en France de 1954 à 1975. I. Vue d’ensemble

par Daniel Courgeau  Du même auteur

Résumé

Courgeau Daniel. — Les migrations internes en France de 1954 à 1975. Vue d’ensemble. La mobilité interne en France, mesurée par une question sur le lieu de résidence au recensement antérieur, croît de 1954 à 1975 à un rythme plus élevé que par le passé : doublement du taux annuel en 60 ans, pour les changements de communes, en 40 ans pour les régions. Actuellement plus de dix pour cent des Français changent de logement chaque année. Les flux entre régions suivent cette évolution de façon différente : celles du Nord et de l’Est de la France, Région parisienne comprise, voient leur migration nette diminuer, alors que celle du Sud et de l’Ouest la voient augmenter. Cela reste vrai pour les personnes âgées ou les actifs. Enfin les villes évoluent différemment du rural : elles perdent au cours du temps de leur attraction migratoire, alors que le rural voit sa répulsion diminuer ou même se changer en attraction, qu’il fasse partie ou non d’une zone de peuplement industriel et urbain.