Le réseau familial

par Catherine Gokalp  Du même auteur

Résumé

Une part importante des relations sociales et des rapports économiques se déroule au sein de l’univers familial. Malheureusement, cet univers est mal connu car il est mal cerné par les catégories statistiques traditionnelles. La « famille » des démographes réduite au couple et à ses enfants est en effet trop étroite; le « ménage » des recensements, en se fondant sur l’habitat et les conditions de vie, ne tient pas compte des liens de parenté. Dès lors les nombreuses études consacrées à la fécondité, comme les données modernes ou anciennes concernant les ménages, n’apportent que des renseignements indirects sur l’univers familial. En organisant une enquête en 1976, l’INED a commencé à combler cette lacune. On y étudie directement un groupe familial large qui à côté des parents et de leurs enfants englobe les grands-parents, les petits-enfants, les frères et sœurs, et les beaux-frères et belles-sœurs. Si l’enquête a pu indiquer la dimension et la composition de ce groupe, elle a aussi dépassé l’étude purement généalogique pour mesurer la cohésion du groupe familial de deux manières différentes : la proximité spatiale et la fréquence des rencontres de ses membres d’une part, la proximité sociale à travers la profession des conjoints de chaque génération d’autre part. Catherine Gokalp, chargée de recherches à l’INED, nous livre ici les premiers résultats en prélude à un ouvrage plus complet qui doit paraître dans la collection de l’INED, Travaux et Documents.