Mortalité des laïcs et mortalité des religieux : les Bénédictins de Saint-Maur aux XVIIe et XIIIe siècles

par Dominique Dinet  Du même auteur

      Hervé Le Bras  Du même auteur

Résumé

Le Bras Hervé et Dinet Dominique. — Mortalité des laïcs et mortalité des religieux : les Bénédictins de Saint-Maur aux XVIIe et XVIIIe siècles. La première table de mortalité correcte a été établie en France par Deparcieux qui utilisa à cet effet le registre des Bénédictins de Saint-Maur (ou matricule) en 1746. On reprend ici le travail de Deparcieux pour la matricule complète et l’on calcule les tables de mortalité et les espérances de vie des Bénédictins au xviie et au xviii* siècles. Cette mortalité est très particulière lorsqu’on la compare aux tables de l’époque : elle se caractérise par une sous-mortalité des adultes et une surmortalité des vieillards. On montre qu’il ne peut s’agir là d’un biais des tables de l’époque mais qu’il faut y voir un trait spécifique de la mortalité des Bénédictins et de tous les religieux de l’époque : à partir de 50 ou 60 ans ils ne se défendaient plus contre la mort, tandis que plus jeunes ils jouissaient de meilleures conditions de vie.