Stérilité, hypofertilité et infécondité en France

par Henri Leridon  Du même auteur

Résumé

Leridon Henri. — Stérilité, hypofertilité et infécondité en France. Dans de nombreux pays à forte fécondité, et dans certaines cohortes au sein des pays industrialisés à basse fécondité, la proportion des couples restant inféconds (aucune naissance vivante) en fin de période reproductive ne dépasse pas 5 % . On peut donc penser que la proportion de couples restant involontairement inféconds est généralement inférieure à cette valeur. L’enquête effectuée en France par l’INED et l’INSEE en 1978 confirme ce résultat, mais elle montre aussi que près d’un couple sur cinq rencontre, à un moment ou un autre, des difficultés pour concevoir. Ces difficultés sont dans la grande majorité des cas surmontées, et elles se traduisent seulement par un allongement (en moyenne très significatif) du délai de conception. Face à de tels problèmes, la femme consulte un médecin dans 6 cas sur 10, et l’homme dans 2 à 3 cas sur 10. Au total, la stérilité et l’hypofertilité pourraient réduire de 2 à 7 % la fécondité totale.