Données nouvelles sur l’évolution démographique chinoise. II. L’évolution de la fécondité et de la nuptialité, de l’espérance de vie à la naissance et de la répartition urbaine/rurale de la population

par Gérard Calot  Du même auteur

Résumé

Calot Gérard. — Données nouvelles sur l’évolution démographique chinoise. II. L’évolution de la fécondité, de la nuptialité, de l’espérance de vie à la naissance et de la répartition urbaine/rurale de la population. Après un premier article consacré aux recensements chinois de 1953, 1964 et 1982 et aux taux bruts de natalité et mortalité déduits de l’enregistrement par l’état civil, ce second article expose les résultats de l’enquête au millième sur la fécondité et la nuptialité réalisée à l’automne 1982. Cette enquête fournit une information d’une richesse considérable, dont aucun autre pays en développement ne dispose. Elle permet de décrire l’évolution de la fécondité chinoise depuis 1940 et en particulier les modalités de la baisse sans précédent qui s’est produite au cours de la décennie 1970. Toutefois la reprise brutale de la nuptialité depuis 1979 — et surtout en 1980-1981 — pourrait remettre en cause les résultats étonnants obtenus par la politique démographique chinoise. Les progrès enregistrés en matière de mortalité ont été, eux aussi, exceptionnellement rapides : l’espérance de vie à la naissance a augmenté de 20 ans au cours des deux décennies 1950 et 1960. Elle plafonnerait actuellement au voisinage de 65 ans. Les migrations intérieures, étroitement contrôlées par le gouvernement, n’ont conduit qu’à une urbanisation très modérée du pays : quatre Chinois sur cinq sont encore ruraux à l’heure actuelle.