Approche démographique de l’implantation hors d’Europe des Congrégations religieuses féminines d’origine française

par Elisabeth Dufourcq  Du même auteur

Résumé

Dufourcq Elisabeth.— Approche démographique de l’implantation hors d’Europe des Congrégations religieuses féminines d’origine française. Les congrégations féminines sont des institutions religieuses catholiques au sein desquelles des femmes ayant prononcé leurs vœux mènent une vie communautaire. Les congrégations féminines étudiées ici sont celles qui ont été fondées dans un diocèse français et qui sont restées juridiquement liées à la France. Elles regroupent actuellement 190 000 personnes : 1/3 seulement vit en France, un autre tiers en Europe hors de France, un dernier tiers sur les autres continents. Leur répartition mondiale ne reflète ni celle de la francophonie, ni celle de l’ancien empire colonial. Ainsi, en Europe, c’est l’Espagne qui compte le plus grand nombre de ces congrégations et de leurs sœurs pour des raisons qui remontent à la Révolution de 89 et à la séparation de l’Église et de l’État de 1904. L’Italie vient seulement en second, malgré la force d’attraction du Vatican. Hors d’Europe, alors que l’on s’attend à une forte extension des congrégations en Afrique, elles sont au contraire beaucoup plus présentes en Amérique du Nord et du Sud. Ceci s’explique à nouveau par l’ancienneté des implantations. Une approche épidémiologique permet donc de rendre compte, à l’échelle du monde, de cette répartition d’un ensemble démographique.