La fécondité des Inuit du Nouveau-Québec depuis 1931 : passage d’une fécondité naturelle à une fécondité contrôlée

par Norbert Robitaille  Du même auteur

      Robert Choinière  Du même auteur

Résumé

Choinière Robert et Robitaille Norbert. — La fécondité des Inuit du Nouveau-Québec depuis 1931 : Passage d’une fécondité naturelle à une fécondité contrôlée L’étude de l’évolution récente de la fécondité de la population inuit du Nouveau- Québec montre le passage d’une fécondité naturelle à une fécondité contrôlée. Cette évolution correspond à la théorie de la transition démographique, avec une deuxième phase marquée par une diminution de la fécondité causée par différents facteurs reliés au processus de développement. Cependant, l’amélioration des conditions sanitaires et les changements socio-économiques chez les Inuit ont eu tout d’abord pour effet d’augmenter leur fécondité. Cette hausse a été suivie par une baisse importante durant laquelle l’indice synthétique de fécondité est passé de 8,1 enfants, en 1961 à 4,3 enfants, en 1981. La fécondité des Inuit reste toutefois élevée et il est fort improbable qu’elle atteigne à court ou à moyen terme les niveaux observés pour l’ensemble de la population du Québec, soit 1,4 enfant en 1986.