Problèmes liés à l’étude de la nuptialité des migrants

par Michèle Tribalat  Du même auteur

Résumé

Tri balat Michèle. — Problèmes liés à l’étude de la nuptialité des migrants. Lorsqu’on étudie la nuptialité d’une population de migrants, le champ d’observation s’étend à la fois sur le pays d’origine et sur le pays d’accueil. Le phénomène dans sa totalité devrait être saisi en observant les comportements des générations aussi bien dans les pays d’origine que dans le pays d’accueil. Le caractère national de la collecte ne convient guère à ce genre d’étude. La mesure est impossible au pays d’origine et difficile au pays d’accueil. La discontinuité dans les probabilités de mariage liée à l’expatriation impose une observation non plus seulement par génération mais aussi par âge à l’entrée. Par ailleurs, les perturbations diverses apportées par les retours appellent une segmentation entre sédentaires et non sédentaires. L’enregistrement statistique classique (état civil et recensement) ne permet pas de satisfaire ces exigences. Seules des enquêtes simultanées rendant compte de ce qui s’est passé dans le pays d’origine (et donc de retour) et dans le pays d’accueil, sont à même d’éclairer la question.