Mortalité et créolisation sur les habitations martiniquaises du XVIIIe au XIXe siècle

par Myriam Cottias  Du même auteur

Résumé

Com as Myriam. — Mortalité et créolisation sur les habitations martiniquaises du xviii’ au xixe siècle. Les tables de mortalité des esclaves du Lamentin — entre 1766 et 1844 — ont été établies à partir des inventaires de plantation de la famille Levassor de la Touche. Les résultats montrent des espérances de vie très différentes d’une habitation à l’autre et un schéma de mortalité bi-modal : hécatombe des enfants et maintien d’une mortalité élevée à l’âge adulte. Les habitations martiniquaises semblent vivre en l’état permanent de quasi-crise de mortalité. L’accroissement naturel est en général négatif mais mis en relation avec le taux de croissance, il permet de voir que sur une habitation (celle où la part de créoles est la plus importante) les naissances assurent le renouvellement de la population. Ce sont les créoles qui se reproduisent car ils ont une mortalité moins forte que les esclaves achetés et qu’ils vivent généralement en « famille ».