Politiques familiales : les deux Allemagne et l'Angleterre

Les effets démographiques de la politique familiale en RFA et dans ses Länder depuis la seconde guerre mondiale

par Karl Schwarz  Du même auteur

Résumé

Schwarz Karl. — Les effets démographiques de la politique familiale en RFA et dans ses Lander depuis la seconde guerre mondiale. La fécondité en Allemagne fédérale est une des plus basses enregistrées dans le monde (1,4 enfant par femme). Elle était pourtant passée de 2,10 à 2,51 enfants par femme entre 1950 et 1965. Cette forte natalité était étroitement liée à la baisse de l’âge au mariage et entraîna un changement dans le calendrier des naissances, mais resta sans lendemain. Il est difficile d’examiner l’influence que peut exercer la politique familiale. Les allocations accordées aux familles ne sont pas négligeables. En 1986 elles étaient par mois de 50 marks pour le 1er enfant, de 100 pour le 2e, de 220 pour le 3e et de 240 pour le 4e et les suivants. En outre des aides multiples sont prévues pour encourager les couples mariés ou non à avoir des enfants. Mais il existe de grandes différences régionales. Elles expliquent en partie celles de la fécondité. Par exemple, en Bade-Wurtemberg la natalité est relativement élevée, peut-être parce que l’allocation maternelle de la RFA y est complétée par celle du gouvernement régional et que les femmes seules, mariées ou non, qui se consacrent à l’éducation de leurs enfants reçoivent une pension pendant trois ans. A Berlin (Ouest), la fécondité relativement élevée est vraisemblablement stimulée par le grand nombre de places disponibles dans des crèches, des jardins d’enfants et des garderies. En Sarre, une diminution des aides familiales suite à la réunion de cette région à la RFA, s’accompagne d’une baisse de la natalité.