Mobilité en France et à Paris depuis 1945 : bilan résidentiel d’une génération

par Éva Lelièvre  Du même auteur

      Catherine Bonvalet  Du même auteur

Résumé

Bonvalet Catherine et Lelièvre Éva. – Mobilité en France et à Paris depuis 1945. Bilan résidentiel d’une génération. L’INED dispose de 2 enquêtes rétrospectives, Tune nationale sur l’histoire migratoire, professionnelle et familiale des générations 1911-1935 (enquête 3B) et l’autre sur la Région parisienne concernant les générations 1926-1935 (enquête PDP). Il a donc semblé intéressant, à côté de bilans migratoires tirés de recensements, de dresser le bilan résidentiel d’une génération et d’évaluer à partir d’un groupe d’individus l’impact de Paris dans le processus de migration. Le nombre moyen de logements habités plus d’un an s’élève dans les 2 enquêtes à 3 logements à 45 ans. Des différences apparaissent nettement selon l’état matrimonial et le nombre d’enfants. Plus l’individu a connu d’événements familiaux, plus sa mobilité a été forte. La particularité de la région parisienne s’affirme nettement quand on analyse le statut d’occupation. Si les Parisiens possèdent moins souvent leur résidence principale, ils sont en fait autant propriétaires, mais la constitution de leur patrimoine immobilier ne passe pas forcément par l’acquisition de leur résidence principale.