Les mesures de la fécondité transversale. I. Construction des différents indices

par Laurent Toulemon  Du même auteur

      Jean-Louis Rallu  Du même auteur

Résumé

Rallu (Jean-Louis), Toulemon (Laurent) – Les mesures de la fécondité transversale. I. – Construction des différents indices L’indice synthétique de fécondité habituel est exprimé en termes d’enfants par femme Calculé comme la somme des taux de fécondité par âge observés pour une année, il mesure la descendance finale d’une génération fictive qui «vivrait le cours de sa vie dans les conditions de l’année considérée» Cette présentation n’est possible que dans le cadre d’un modèle général de fécondité transversale, selon lequel la population peut être divisée en groupes dont la fécondité ne dépend pas des comportements passés Plusieurs indices peuvent être définis, selon que l’on identifie des groupes de femmes selon l’âge seul (ce que fait l’indice habituel), ou que l’on inclut des variables telles que le nombre d’enfants déjà nés, l’âge du dernier enfant, etc. On peut a priori considérer qu’un indice est d’autant plus performant que son calcul intègre un grand nombre de variables Cependant, aucun indice n’est entièrement satisfaisant, et les indices les plus complets sont aussi les plus délicats à construire, parce qu’ils nécessitent de recueillir une information détaillée sur la structure de la population et des naissances La comparaison des mesures fournies par les différents indices, pour la fécondité générale comme pour ses composantes par rang de naissance, permet de mieux comprendre leurs differences. Ce sera l’objet d’un prochain article, qui décrira la fécondité en France depuis 1946.