Méthodologie du recensement

Les migrations internes en France de 1982 à 1990. Comparaison avec les périodes antérieures

par Guy Desplanques  Du même auteur

      Daniel Courgeau  Du même auteur

      Brigitte Baccaïni  Du même auteur

Résumé

Le Jeannic (Thomas). – Même déficitaires, les migrations contribuent au peuplement de l’Ile-de-France Jusqu’à la seconde guerre mondiale, la croissance démographique de l’Ile-de-France s’est faite au détriment de la province, par le jeu des migrations. Après celle-ci, avec le baby boom, c’est le mouvement naturel qui devient le moteur de cette croissance. Le solde migratoire accentue d’abord cette croissance, puis la freine. Cependant, mouvement naturel et mouvement migratoire ne sont pas indépendants. Ainsi, actuellement, malgré un solde migratoire négatif, les migrations contribuent au peuplement de la région, par le biais des effets indirects sur le mouvement naturel. Dans ses échanges migratoires avec la province, l’Ile-de-France reste déficitaire, mais ce déficit s’est nettement réduit depuis 1982. Les entrées augmentent, et les sorties diminuent pour la première fois depuis 1954. La géographie des gains et des pertes ne varie pas : l’Ile-de-France est bénéficiaire avec les grandes villes et le Nord-Est, déficitaire avec les communes rurales, le littoral et le proche Bassin parisien. La comparaison des flux réels avec ceux issus d’un modèle de gravité montre que l’Ile-de-France échange beaucoup avec les grandes villes, et peu avec le Nord, l’Est et la région Rhône-Alpes. Enfin, l’Ile-de-France accueille déjeunes urbains de province, et renvoie des retraités à la campagne.