Les très grands âges

Étude biodémographique des déterminants familiaux de la longévité humaine

par N.-S. Gavrilova  Du même auteur

      L.-A. Gavrilov  Du même auteur

Résumé

Gavrii.ov L A . Gwrilova N S – Étude biodémographique des déterminants familiaux de la longévité humaine A partir de données empruntées aux généalogies de familles aristocratiques d’Europe, cet article explore deux questions l’âge des parents a la conception de l’entant attecte-t-il la durée de vie de celui-ci ‘ Quels sont les mécanismes possibles de transmission de la longévité des parents aux enfants > La méthode des generations éteintes est appliquée a la durée de vie individuelle (plusieurs milliers de cas) comme variable dépendante dans une analyse statistique multivanee Nous constatons que les effets de l’âge des parents sur la longévité de leurs enfants sont fonction du sexe et particulièrement forts dans la combinaison pere fille Contrairement aux fils, les filles nées de pères plus ages vivent moins longtemps Ces résultats saccordent avec les explications génétiques (origine paternelle des mutations délétères et role crucial du chromosome paternel X transmis aux seules filles) Nous constatons aussi une relation non linéaire (accélérée) inhabituelle entre durées de vie des parents et des enfants d une même famille, ce qui indique une hentabilite accrue de la durée de vie quand les parents ont vécu longtemps Ce résultat est conforme a la théorie evo- lutionniste du vieillissement et, en particulier, a la théorie de 1 accumulation des mutations. Finalement, nous observons un mode paradoxal de transmission héréditaire de la longévité par la lignée paternelle de préférence a la lignée maternelle 11 faudra d’autres études a grande échelle pour valider ce premier constat