Politiques familiales et politiques publiques dans les pays à faible fécondité

Les politiques de soutien de la fécondité : l’éventail des possibilités

par Peter McDonald  Du même auteur

Résumé

Cet article présente la palette des politiques auxquelles on pourrait avoir recours pour maintenir la fécondité à un niveau modéré, de l’ordre de 1,7 à 1,9 enfant par femme en moyenne. Parmi les options disponibles, le choix d’une politique devrait tenir compte de l’environnement sociologique et du cadre institutionnel du pays considéré. En d’autres termes, il n’y a pas de modèle unique et universel. Chaque pays doit chercher la formule qui s’adapte de manière optimale à sa structure institutionnelle, tout en composant avec ses données économiques propres. Une politique ne peut pas recueillir l’assentiment général si elle n’est pas fondée sur un consensus social. En outre, dans toute la mesure du possible, les politiques de soutien de la fécondité devraient s’appuyer sur une ou des théorie(s) rendant compte des raisons pour lesquelles, dans tel ou tel contexte, la fécondité est tombée à un niveau si bas. Étant donné qu’en toute hypothèse ces politiques seront certainement onéreuses, comprendre un tant soit peu pourquoi la fécondité est faible ne peut qu’améliorer l’efficacité de leur mise en œuvre. L’auteur passe ainsi en revue une série de théories générales possibles sur la faiblesse de la fécondité. Il estime que les pays devraient avoir une idée relativement nette de l’objectif qu’ils visent. Nécessairement, le maintien du volume de la population (au minimum une croissance démographique nulle) est l’objectif ultime de tout pays. Reste à savoir à quelle distance dans le futur se situe ce but « ultime ». En d’autres termes, quelle réduction de l’effectif de la population totale, ou de la population active, un pays est-il disposé à accepter avant d’atteindre la stabilisation démographique ? L’auteur prend l’exemple de l’Italie pour illustrer cette question.

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