La contraception et le recours à l'avortement en France dans les années 2000. Présentation et premiers résultats de l'enquête Cocon

La déperdition dans la cohorte Cocon entre 2000 et 2002

par Nicolas Razafindratsima  Du même auteur

      Ngoy Kishimba  Du même auteur

      Ngoy Kishimba  Du même auteur

Résumé

L’enquête Cohorte Contraception (Cocon), consacrée à la contraception, aux grossesses non prévues et à l’interruption volontaire de grossesse en France, a visé à interroger par téléphone un échantillon représentatif de femmes de 18 à 44 ans, puis à les suivre annuellement pendant cinq ans. Entre 2000 et 2002, l’échantillon de l’enquête s’est réduit d’un tiers, passant de 2 863 à 1 912 femmes. L’article décrit cette déperdition et évalue les biais qu’elle engendre sur les analyses.
La déperdition découle de deux facteurs, qui y contribuent chacun pour près de moitié : d’une part, de l’impossibilité de recontacter les femmes et, d’autre part, des refus de réinterrogation. Très sélective, elle a surtout concerné les femmes étrangères, peu diplômées, jeunes et non en couple, ce qui a modifié la structure de l’échantillon suivi et les moyennes de plusieurs variables d’intérêt de l’enquête. Toutefois, la déperdition n’a guère d’impact sur les analyses multivariées. Finalement, les conséquences de la déperdition dans Cocon sont limitées quant aux biais engendrés, et se situent essentiellement au niveau de la baisse de la précision des estimations due à la diminution de la taille de l’échantillon.