Définitions, modes de collecte et mesure

Comment enquêter la population séropositive en France ?

L'enquête VESPA 2003

par Patrick Peretti-Watel  Du même auteur

      Benoît Riandey  Du même auteur

      Rosemary Dray-Spira  Du même auteur

      Anne-Deborah Bouhnik  Du même auteur

      Rémi Sitta  Du même auteur

      Yolande Obadia  Du même auteur

      Yolande Obadia  Du même auteur

Résumé

L’enquête ANRS-EN12-VESPA 2003 a interrogé un échantillon national représentatif de la population séropositive suivie à l’hôpital en consultation externe. Effectuer l’enquête à l’hôpital permet de repérer et de contacter les personnes séropositives facilement, mais expose à différents biais : rôle des médecins dans le choix des patients sollicités, faible disponibilité de certaines catégories de patients, compétences linguistiques nécessaires pour répondre à l’oral puis à l’écrit. Le dispositif mis en place permettait d’étudier en détail ces biais. Globalement, des biais significatifs sont observés, mais les distorsions induites sur l’échantillon sont assez faibles. Parmi les facteurs de non-participation à l’enquête, ceux qui sont liés au patient pèsent plus lourd que ceux induits par l’organisation de l’enquête. Outre la plus grande propension à répondre des personnes contaminées par voie homosexuelle, qui renvoie sans doute à une plus grande capacité et à une plus grande volonté de participer, on notera le poids des contraintes professionnelles et familiales, qui jouent sans doute différemment pour les deux sexes, ainsi que l’obstacle de la langue, particulièrement préjudiciable pour les étrangers, surtout lorsque le questionnement n’est plus oral mais écrit.