Compléter les histoires de vie par imputation des dates de sortie d’observation. Une méthode adaptée aux données historiques

par George Alter  Du même auteur

      Isabelle Devos  Du même auteur

      Alison Kvetko  Du même auteur

Résumé

Les biographies sont souvent construites à partir de sources administratives et d’autres documents qui témoignent d’événements particuliers comme une naissance, un décès, une visite chez le médecin, une demande de contrat d’assurance ou le recours à un service. Dans un système d’« enregistrement passif », les individus ne sont pas observés de façon continue, mais lorsqu’un événement se produit. Quand une personne quitte la zone couverte par le système d’enregistrement sans en faire la déclaration, la date d’interruption de son histoire de vie reste inconnue. Cet article présente une nouvelle technique d’imputation des dates de sortie manquantes. Les informations concernant d’autres événements (naissances, mariages, décès…) qui touchent l’individu ou ses proches sont utilisées pour estimer la distribution des durées écoulées entre le dernier événement enregistré et la sortie (non observée) de la zone étudiée. Sont ici prises en compte les différences d’âge, de sexe, de situation matrimoniale et de passé migratoire. La méthode est ensuite testée sur un ensemble de données belges du XIXe siècle où figurent explicitement les dates de sortie d’observation.