Démographie des régions du monde : état et tendances

Populations et tendances démographiques des pays européens (1980-2010)

par Alexandre Avdeev  Du même auteur

      Tatiana Eremenko  Du même auteur

      Patrick Festy  Du même auteur

      Joëlle Gaymu  Du même auteur

      Nathalie Le Bouteillec  Du même auteur

      Sabine Springer  Du même auteur

Résumé

Au cours des trente dernières années, la croissance de la population européenne s’est effectuée à un rythme de plus en plus ralenti. L’excédent naturel des naissances sur les décès n’a cessé de reculer, et l’excédent migratoire représente désormais un apport substantiel, parfois décisif pour le maintien d’une croissance positive. Cette tendance générale est largement partagée par la plupart des pays, à travers un mouvement qui combine recul de la fécondité, progression des espérances de vie et solde migratoire positif en augmentation. À un niveau plus fin d’analyse, on observe une évolution semblable des formes familiales vers moins de mariages et davantage de situations de fait, et un même recul des causes majeures de mortalité, cancéreuses ou cardiovasculaires. Pourtant, il y a moins convergence de ces tendances à travers l’espace européen que répétition à quelques années d’intervalle de ces transformations, les écarts se maintenant entre les pays ou les régions du continent. L’avenir de la population européenne dépendra largement du niveau de la fécondité future : croissance ou décroissance selon qu’elle sera élevée ou faible, quasi-stabilité si elle reste moyenne. Quelle que soit la fécondité des quarante ans à venir, le vieillissement de la population européenne est inéluctable, y compris en cas de poursuite de l’immigration, et des différences notables vont perdurer à travers l’Europe.