Notes de recherche

Estimer les changements de résidence pour permettre les comparaisons internationales

par Daniel Courgeau  Du même auteur

      Salut Muhidin  Du même auteur

      Martin Bell  Du même auteur

Résumé

Cet article envisage divers modèles, tant spatiaux que temporels, afin de permettre une comparaison internationale des niveaux de migration interne entre tous les pays du monde. En premier lieu, parmi les divers modèles spatiaux utilisés, le modèle reliant les migrations aux découpages du territoire permet de résumer simplement cette relation. Mais ses paramètres n’ont pas de signification claire pour une comparaison internationale. En second lieu, le modèle « migrant-migration » permet de ramener des effectifs de migrants, mesurés sur des périodes variables, à un taux instantané indépendant des migrations multiples et des retours survenant sur une période plus large. Dès lors, une comparaison internationale n’est possible que pour les taux instantanés de changement de logement, indicateur classique dont la signification est claire. Les auteurs montrent à l’aide de nombreux exemples que l’utilisation simultanée des deux types de modèles permet, sous certaines conditions, d’estimer de façon approchée un tel taux, que l’on peut relier aux paramètres de ces modèles. Dans certains pays, où l’on dispose d’une mesure directe des changements de logement, la validité des modèles peut être testée et confirmée.

Plan de l’article
  • Conclusion
  • Annexe 1. Principales hypothèses et résultats du modèle spatial théorique utilisé
  • Annexe 2. Principales hypothèses et résultats du modèle théorique temporel
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