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La durée de vie la plus commune des adultes au XVIIIe siècle : l’expérience des Canadiens-français

par Nadine Ouellette  Du même auteur

      Jean-Marie Robine  Du même auteur

      Robert Bourbeau  Du même auteur

      Bertrand Desjardins  Du même auteur

Résumé

Au cours des dix dernières années, l’âge modal au décès a pris une place prépondérante au sein des études sur la longévité humaine, notamment parce qu’il renseigne sur la durée de vie la plus commune des adultes, sans être influencé par les conditions de mortalité aux jeunes âges. On connait peu le niveau et l’évolution de l’âge modal au décès des adultes dans les populations du passé. Le Registre de la population du Québec ancien constitue une source de données historiques reconnue pour sa fiabilité, et apporte un nouvel éclairage sur la longévité des adultes au xviiie siècle. Les données utilisées, détaillées par sexe et année d’âge, couvrent la période 1740-1799. Afin d’estimer l’âge modal au décès, cette étude utilise une approche de lissage non paramétrique novatrice reposant sur les P-splines reconnue pour sa souplesse et son efficacité. L’analyse révèle que l’âge le plus commun au décès parmi les adultes canadiens-français a augmenté au cours de la période : il est passé d’environ 73 ans à près de 76 ans chez les femmes, et d’environ 71 ans à plus de 74 ans chez les hommes. Les conditions de vie particulières de la population canadienne-française à cette époque pourraient expliquer cet accroissement considérable.

Plan de l’article
  • Les données du Registre de la population du Québec ancien
  • Tables de mortalité complètes pour les Canadiens-français mariés au xviiie siècle
  • Méthode de lissage par P-splines pour l’étude de la mortalité
  • Robustesse de nos estimations de l’âge modal au décès
  • Conditions de vie particulières des Canadiens-français au xviiie siècle
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