Le célibat masculin involontaire en Chine rurale : une approche par le réseau social

par Lige Liu  Du même auteur

      Xiaoyi Jin  Du même auteur

      Melissa J. Brown  Du même auteur

      Marcus W. Feldman  Du même auteur

Résumé

Si un homme dispose d’un réseau d’intermédiaires, ses chances de se marier en sont-elles accrues ? En exploitant des données d’enquête recueillies en 2008 dans le district X de la province d’Anhui en Chine, les auteurs analysent les déterminants de la probabilité de premier mariage selon le type de réseau d’un échantillon d’hommes âgés de 18 à 50 ans vivant en milieu rural (N = 412). L’âge au premier mariage des hommes se concentre entre 22 et 27 ans, et la probabilité de se marier chute fortement après 28 ans, pour devenir quasiment nulle au-delà de 34 ans. Le type de lien qui existe entre l’individu et les membres de son réseau a beaucoup plus d’influence sur la probabilité de primo-nuptialité masculine que la taille du réseau. Les hommes sans réseau présentent un risque plus important de rester célibataires. Pour ceux qui en ont un, les types de réseau ont des effets légèrement différents : ce sont les réseaux familiaux qui renforcent le plus la probabilité de mariage, particulièrement aux âges auxquels la plupart des hommes se marient. La probabilité de premier mariage des hommes qui bénéficient d’un réseau mixte, à la fois familial et non familial, est la plus faible : ceci peut traduire la stratégie de recherche de conjoint de certains hommes qui ont plus de difficultés pour se marier.

Plan de l’article
  • Les caractéristiques des réseaux d’intermédiaires
  • Les caractéristiques individuelles
  • Les caractéristiques de la famille et de la communauté
  • La variable dépendante
  • Les variables indépendantes
  • Les variables de contrôle
  • Méthodes et modèles
  • Type de réseau et âge moyen au premier mariage des hommes
  • Résultats de la régression multiple