La conjoncture démographique en France

Le nombre d’IVG est stable, mais moins de femmes y ont recours

par Magali Mazuy  Du même auteur

      Laurent Toulemon  Du même auteur

      Élodie Baril  Du même auteur

Résumé

Le nombre des interruptions volontaires de grossesse (IVG) est à peu près stable en France, autour de 210 000 par an. L’indice conjoncturel s’établit en 2011 à 0,53 IVG par femme au cours de la vie. Le recours à l’IVG augmente entre 18 et 25 ans (la hausse pour les femmes mineures observée entre 1995 et 2005 a ralenti), et diminue aux âges supérieurs à 25 ans. Le changement de la durée maximale légale de grossesse de 10 à 12 semaines en 2001 avait entraîné une hausse des délais moyens ; depuis 2002 la durée moyenne de grossesse a repris sa baisse, en raison de la diffusion des IVG médicamenteuses (55 % des IVG en 2011). La part des premières IVG poursuit sa diminution, tout comme la part des femmes ayant recours à l’IVG au cours de leur vie : d’après les taux de 2011, une femme sur trois aurait recours à l’IVG. Après une première IVG, la probabilité de recourir à nouveau à l’IVG augmente et atteint 41 % en 2011, contre 28 % en 2002 et 18 % en 1990. En 2002, la probabilité de recourir à une IVG ne variait pas selon les antécédents d’IVG, alors qu’en 2011 la probabilité d’une IVG répétée est plus forte que celle d’une première IVG. Certaines femmes sont donc, plus qu’il y a dix ans, en situation de recourir à l’IVG à différents moments de leur vie.

Plan de l’article
  • La statistique issue des bulletins d’interruptions volontaires de grossesse (BIG)
  • Les données hospitalières du programme médicalisé des systèmes d’information
  • Les inégalités sociales de recours à l’IVG
  • Vue d’ensemble
  • Annexe A.1. Les Bulletins d’IVG – version 2011 et versions antérieures
  • Annexe A.2. L’estimation du nombre d’IVG précédentes et l’année de dernière IVG