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Comparaison des données rétrospectives de fécondité dans les recensements en Belgique et les enquêtes Famille en France

par Sandra Brée  Du même auteur

      Thierry Eggerickx  Du même auteur

      Jean-Paul Sanderson  Du même auteur

      Rafael Costa  Du même auteur

Résumé

Les comportements de fécondité au cours de la première moitié du xxe siècle restent relativement méconnus, en raison notamment des législations interdisant l’exploitation de données individuelles vieilles de moins de 100 ans, ou de la pauvreté relative des données agrégées transversales. L’objectif de cet article est de vérifier s’il est possible de combler cette lacune en exploitant de manière rétrospective les questions posées sur la vie féconde des femmes lors des enquêtes Famille menées en France et des recensements de la population en Belgique. Les analyses ont démontré que les risques de biais liés aux erreurs de mémoire, aux effets de sélection et aux non-réponses, inhérents à ces observations rétrospectives, sont limités. La reconstitution de la vie génésique des différentes générations de femmes interrogées au moment de l’enquête ou du recensement offre donc un potentiel analytique important. Elle permet de calculer des indices plus fins et diversifiés de l’intensité et du calendrier de la fécondité pour des générations de femmes nées à partir des dernières décennies du xixe siècle. Cela permet par ailleurs de prendre en considération la dimension spatiale de la fécondité, à l’échelle des régions en France et à celle des arrondissements et même des communes en Belgique.

Plan de l’article
  • Conclusion