Notes de recherche

Les erreurs de sexe dans le recensement et leurs effets sur l’estimation des couples de même sexe

par Maks Banens  Du même auteur

      Eric Le Penven  Du même auteur

Résumé

L’étude des couples de même sexe est un nouvel enjeu pour la démographie. En France comme ailleurs, le recensement contient les données nécessaires à leur étude, mais une difficulté majeure rend difficile son emploi : le sexe mal codé ou « erreur de sexe » de l’un des partenaires d’un couple, faisant apparaître un couple hétérosexuel comme homosexuel ou inversement. Les couples hétérosexuels étant beaucoup plus nombreux que les couples homosexuels, les « faux » couples homosexuels perturbent de façon importante l’observation des « vrais » couples homosexuels. L’enquête Famille et logements (Insee, 2011), associée au recensement, permet de mesurer l’erreur de sexe lors du recensement. Nous constatons que parmi les 139 700 couples apparaissant au recensement comme homosexuels, 58 900 s’avèrent des « faux » suite au sexe mal codé de l’un des partenaires. L’erreur concerne 0,355 % des couples hétérosexuels. Elle varie significativement en fonction du sexe de la personne recensée et des enfants présents dans le ménage. En revanche, aucune différence significative n’a été constatée selon d’autres caractéristiques sociodémographiques.

Plan de l’article
  • L’erreur de sexe selon certaines caractéristiques sociodémographiques
  • L’erreur de sexe du conjoint
  • Conclusion