La conjoncture démographique de la France

L’évolution démographique récente de la France : une singularité en Europe ?

par Didier Breton  Du même auteur

      Magali Barbieri  Du même auteur

      Nicolas Belliot  Du même auteur

      Hippolyte d’Albis  Du même auteur

      Magali Mazuy  Du même auteur

Résumé

Le 1er janvier 2019, la France comptait tout juste 67 millions d’habitants (66,99) soit 13,1 % de la population de l’Union européenne des 28. L’année 2018 se caractérise par le faible nombre de naissances (759 000) et un nombre de décès qui dépasse 600 000 pour la première fois depuis l’après-guerre (614 000). Le flux d’entrées d’étrangers soumis à l’obligation d’un titre de séjour est en augmentation (237 742 personnes, + 9 % par rapport à 2016). Ce flux se masculinise du fait de la part croissante des personnes en provenance d’Afrique et d’Asie. La France se caractérise par un taux d’immigration parmi les plus faible d’Europe. Avec un indice conjoncturel de fécondité de 1,87 enfant par femme, la France reste le pays le plus fécond d’Europe. L’indice conjoncturel d’IVG est pour sa part de 0,56 par femme en 2018. Petit à petit, le nombre de pacs rejoint le nombre de mariages (4 pacs pour 5 mariages). Les unions entre personnes de même sexe représente une part stable en 2017 (3,1 % des mariages et 3,8 % des pacs). Enfin, l’espérance de vie augmente encore mais à un rythme ralentit. Elle est la plus élevée d’Europe pour les femmes, ce qui n’est pas le cas pour les hommes (9e). Si la France se démarque par une prévalence faible des décès par maladie cardiovasculaire, la situation est nettement moins favorable pour la mortalité aux âges jeunes et notamment très jeune (mortalité infantile).

Plan de l’article

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