Les unions se maintiennent en France, toujours plus tardives

Par Nicolas Belliot
Français

Après la baisse consécutive à la pandémie de Covid-19, la nuptialité se maintient à un niveau élevé avec 241 000 mariages en 2023 et une estimation de 247 000 pour 2024. Il en est de même pour les pacs avec 204 000 contrats en 2023, en légère baisse après le record de 2022. Près d’un mariage sur quatre unit un couple déjà pacsé, et l’âge moyen au mariage poursuit sa hausse, atteignant 36,6 ans pour les femmes et 39,1 ans pour les hommes en 2023. Depuis 2017, les couples de même sexe privilégient quant à eux le pacs, avec un record en 2023 (10 600) tandis que les mariages stagnent (6 614). En l’absence de données depuis 2017, le recours à des méthodes d’estimation indirectes indique une baisse probable des divorces et une hausse marquée des dissolutions de pacs ces dernières années. Les habitant·es des communes rurales vivent plus souvent en couple que celles et ceux des aires urbaines, et privilégient le pacs ou l’union libre aux jeunes âges tandis que le mariage y est plus tardif. Enfin, comme sur le bulletin de recensement depuis 2015, sur le bulletin de mariage désormais, la situation conjugale des marié·es remplace l’état matrimonial, ce qui rend impossible l’estimation de la primo-nuptialité.

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