Fécondité et infécondité en France : tendances, fluctuations et disparités territoriales

Par Xavier Thierry
Français

En France, la fécondité diminue depuis 2011, et plus rapidement depuis 2019. La baisse a néanmoins été moins forte en 2024 qu’en 2023. L’indice conjoncturel de fécondité (1,62 enfant par femme en 2024) y est plus élevé qu’ailleurs en Europe. La proportion de femmes sans enfant a sensiblement augmenté, mais la propension à avoir un deuxième ou un troisième enfant est assez stable depuis une quinzaine d’années. Si les femmes nées entre 1975 et 1985 sont susceptibles d’avoir un peu plus de deux enfants en moyenne, ce ne sera pas le cas des générations nées au début des années 1990. Le renouvellement des générations ne sera alors plus assuré. Le niveau de fécondité, en recul sur tout le territoire, n’est pas uniforme. En règle générale, il est un peu plus élevé dans les espaces ruraux à habitat dispersé que dans les petites villes, et dans les couronnes urbaines que dans les centres très denses. Toutefois, ces contrastes généraux sont moins marqués que les différences de niveau de fécondité entre cantons ruraux ou aires urbaines nommément désignés.

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