Avorter en centres urbains, en petites villes, en ruralité : une offre et une accessibilité différenciées
En 2024, 260 000 avortements (interruptions médicales – IMG – et volontaires IVG de grossesse) ont été pratiqués en France, soit 8 000 IVG de plus qu’en 2023 et 700 IMG de moins. Les IVG sont de plus en plus réalisées par méthode médicamenteuse (80 %) et en cabinet libéral (44 %). Pour la première fois, la majorité des IVG en cabinet libéral ont été effectuées par une sage-femme. Dans les grands centres urbains, l’offre de prise en charge en termes de méthode, lieu et professionnel est relativement diversifiée. Ce n’est pas le cas dans toutes les autres communes, notamment rurales. L’augmentation des effectifs de sages-femmes habilitées permet toutefois un accès grandissant à l’IVG médicamenteuse dans les zones rurales : elles y sont plus présentes en libéral que les médecins et leur lieu d’exercice est plus proche du domicile des femmes. Les établissements de santé restent toutefois des maillons essentiels de l’offre de soins : les IVG après neuf semaines d’aménorrhée y sont réalisées. Cependant, la répartition sur le territoire des établissements réalisant des IVG chirurgicales, a fortiori en fin de délai légal ou sous anesthésie locale, est inégale et, par conséquent, les durées de trajet pour ces IVG sont plus longues. Si l’avortement est réalisable partout, le champ des possibles en termes de méthodes, professionnels et lieux est toutefois assez hétérogène selon la commune concernée.
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