Faibles progrès de l’espérance de vie et contrastes marqués entre types de départements
Le nombre de décès en 2024 s’établit à 646 000, soit une augmentation de 7 000 décès par rapport à 2023. Cette évolution n’est pas due à une dégradation de l’état de santé de la population, puisque l’espérance de vie à la naissance a continué à progresser en 2024 pour atteindre 80,0 ans pour les hommes et 85,6 ans pour les femmes, mais au vieillissement de la population. Les contrastes entre types de départements sont importants, avec une différence de durée de vie qui atteint 2,5 ans entre les départements d’outre-mer (Dom) et les départements urbains, les plus favorisés et qui bénéficient d’un avantage pour toutes les grandes catégories de causes de décès. Partout, cependant, les progrès de l’espérance de vie marquent un ralentissement depuis la fin du xxe siècle. La baisse de la mortalité par maladie cardiovasculaire continue à jouer un rôle déterminant dans la progression de l’espérance de vie tandis que la mortalité par cancer, première cause de décès en France depuis les années 1990, diminue plus lentement. L’évolution des morts violentes est plus préoccupante, de même que celle de la mortalité par maladie respiratoire pour les personnes âgées, avec une stabilisation à un niveau relativement élevé des taux de mortalité correspondants. En revanche, les tendances sont favorables pour les autres catégories de causes (maladies infectieuses non respiratoires et maladies du système digestif notamment).
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