Pratiques contraceptives chez les jeunes femmes en Eswatini : dynamiques et besoins
Cette étude porte sur l’activité sexuelle, les pratiques contraceptives et le besoin non satisfait de contraception chez de jeunes femmes de 18-24 ans en Eswatini, à partir de données collectées toutes les deux semaines grâce à des enquêtes menées par téléphone portable en 2024 et 2025. Bien que la majorité des participantes exprime un fort désir d’éviter une grossesse, seule une sur quatre utilise une contraception de manière continue. Nos résultats montrent que les participantes dont le besoin de planification familiale n’est pas satisfait (44 % de notre échantillon) sont plus susceptibles d’avoir été scolarisées au cours de l’étude, d’être mobiles et nullipares que celles dont le besoin est satisfait. Des modèles de régression hybrides (intra et interindividuels) indiquent qu’une activité sexuelle plus fréquente est associée à une augmentation modérée de la probabilité d’utiliser une contraception hormonale. La parité et l’exercice d’une activité rémunérée sont également associés à une probabilité plus élevée de contraception. Ces résultats apportent de nouveaux éléments sur le caractère situationnel et temporel des comportements contraceptifs et suggèrent que dans cette population caractérisée par une activité sexuelle peu fréquente, les épisodes de besoin non satisfait sont souvent de courte durée et fréquemment précédés de périodes d’abstinence.
Mots-clefs
- santé reproductive
- contraception
- pratiques contraceptives
- besoin non satisfait
- Afrique subsaharienne
- enquête téléphonique
- activité sexuelle